Couverture de toiture : choix des matériaux, prix et permis

Mis à jour le 08.11.2026 · Mise en relation : nous ne sommes pas couvreurs · Prix OFS

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Changer de matériau, refaire ou réparer la couverture : cette page donne les couvertures possibles, leurs prix publics et les règles de permis. Décrivez votre chantier : jusqu'à 3 couvreurs établis en Suisse et intéressés se proposent, et seuls ceux que vous acceptez vous contactent. Gratuit et sans engagement pour vous.

Couvreurs établis en Suisse, dans les cantons de Genève, de Vaud, du Valais, de Fribourg, de Neuchâtel, du Jura et dans le Jura bernois. Aucune entreprise établie hors de Suisse.

Ce qu'est la couverture d'un toit, et qui la pose

La toiture désigne tout le toit : la charpente qui le porte, l'isolation éventuelle et la couverture. La couverture en est la partie extérieure, qui protège de la pluie et de la neige ; elle ne participe pas à la stabilité du bâtiment.1 Sur la charpente, le couvreur pose la sous-couverture, puis les contre-lattes et les lattes, les tuiles, enfin le faîtage et les rives.

Sur un toit isolé (« calorifugé »), un cours de 2024 sur la directive d'application de la norme SIA 232/1 (Blaise Sarrasin, EDCO) juge la sous-couverture nécessaire : elle recouvre la structure porteuse et l'isolation (diapositive 63). Ce cours distingue quatre degrés de sollicitation, du plus simple au plus exigeant : normale (lés ou plaques posés à recouvrement), élevée (lés ou panneaux à joints collés), extraordinaire (lés soudés) et, au-delà, l'étanchéité spéciale, conçue selon la norme SIA 271 (diapositive 64).26 Le degré se choisit selon l'altitude de référence définie par la norme SIA 261, les conditions climatiques locales, la pente, le matériau de couverture et la longueur du pan de toiture (diapositive 67). La norme SIA 232/1, citée par ce cours, demande une sous-couverture pour sollicitations extraordinaires, qui doit être étanche, notamment au-dessus d'une altitude de référence de 800 m : c'est l'altitude de référence qui compte, pas l'altitude de la commune (art. 2.2.7.5, diapositive 69 ; voir la partie sur la neige et l'altitude, plus bas).26 Pour un toit non isolé (grange, combles froids), demandez au couvreur. Ces normes ne sont pas des lois : ce cours rappelle que la directive fait partie des règles de l'art et qu'il reste indispensable de consulter la norme (diapositive 9).26 Une nouvelle édition de la norme SIA 232/1 est en préparation.

Le couvreur pose, répare et remplace la couverture d'un toit en pente. Le ferblantier pose les chéneaux, les descentes d'eau et les raccords métalliques : voir notre page ferblantier. L'étancheur s'occupe des toits plats et des terrasses. Selon Lignum, le charpentier construit, répare ou rénove des charpentes traditionnelles et des toits24 : voir notre page charpentier. Tous les métiers du toit sont sur notre page couvreur.

Les couvertures de Suisse romande : tuiles, ardoise, métal, fibrociment, toit plat

  • Tuiles en terre cuite, dont la tuile Jura à emboîtement, celle que l'OFS prend comme référence, et tuiles en béton.
  • Ardoise, naturelle ou en fibrociment : voir notre page ardoise toiture.
  • Métal (zinc, cuivre, inox ou tôle) : voir notre page toiture en zinc.
  • Fibrociment en plaques ondulées, fréquent sur les annexes, granges et garages anciens : avant 1991, il peut contenir de l'amiante (voir plus bas).
  • Toit plat en lés bitumineux ou membrane synthétique ; une étanchéité de toit plat demande une pente d'au moins 1,5 % (SIA 271:2021, ch. 2.8.1.1)28 : voir nos pages toiture plate et toiture terrasse.
  • Bardeaux, chaume, tavillon : sans position dans le relevé de l'OFS.

Toutes les couvertures ne se posent pas sur toutes les pentes. Selon le cours de 2024 sur la directive d'application de la norme SIA 232/1 (Blaise Sarrasin, EDCO), c'est la pente du toit mesurée sur les chevrons qui détermine le type de couverture et le type de sous-couverture ; elle n'est pas la même que la pente des tuiles elles-mêmes (diapositive 33, qui renvoie à l'annexe D de la norme).26 Le fabricant donne la pente minimale de son produit, le couvreur vérifie qu'elle est respectée. Quand cette pente minimale recommandée n'est pas respectée et qu'il faut s'attendre à une infiltration d'eau permanente, ou quand la couverture n'est que décorative, ce cours demande de prévoir une étanchéité spéciale, conçue selon la norme SIA 271 (diapositive 65).26 Cette norme vise les étanchéités et laisse à la SIA 232/1 les toits dont la pente permet une couverture à recouvrement ou agrafée (SIA 271:2021, ch. 0.1.3).28 L'aspect admis dépend aussi de la commune : voir la partie sur le permis, plus bas.

La neige et l'altitude

La norme SIA 261 ne dit pas combien de neige un matériau supporte : elle fixe la charge de neige que doit porter la structure porteuse, donc la charpente. Selon elle, cette charge dépend du climat, du relief, de l'emplacement et de la forme du bâtiment, du vent, de la nature de la couverture et des échanges de chaleur à la surface du toit (ch. 5.1.2 et 5.2.2). Elle part de la charge de neige au sol, qui croît avec l'altitude de référence et ne descend jamais sous 0,9 kN/m², soit environ 90 kg/m² (ch. 5.2.6).27 L'altitude de référence n'est pas l'altitude du lieu : la norme corrige celle-ci selon la région, de 200 m en moins à 500 m en plus, d'après la carte de l'annexe D de la norme (p. 115).2726 Ces règles ne valent pas au-dessus de 2000 m, ni dans les lieux exposés à un enneigement et à un vent extrêmes, où la charge se détermine par une étude propre au bâtiment (ch. 5.1.4). Sur un toit de plus de 60° de pente, la neige n'a pas à être comptée tant que rien ne l'empêche de glisser sur tout le toit (ch. 5.3.3).27 Ce calcul revient à l'ingénieur ou au charpentier : la charpente se vérifie avant de changer de matériau.

Combien de temps dure une couverture ?

Le tableau paritaire des amortissements des associations romandes de bailleurs et de locataires (FRI et ASLOCA), en vigueur depuis le 1.3.2007, donne « à titre indicatif » des durées de vie moyennes « pour des installations et des équipements de qualité ordinaire, dans un contexte d'usure normale », sans force contraignante :2

Durées de vie indicatives du tableau paritaire FRI et ASLOCA (2007)
ÉlémentDurée de vie
Toit en pente : tuiles, éternit, avec ou sans nouvelle isolation thermique50 ans
Toit plat : couverture en gravier aggloméré30 ans
Toit plat : revêtement en plaques de ciment20 ans
Ferblanterie peinte ou zinguée20 ans
Ferblanterie en cuivre, titane, zinc30 ans

Le tableau ne donne pas de durée pour une couverture en ardoise ni pour une couverture métallique de toit : il donne la durée de la ferblanterie (chéneaux, raccords) et, pour la couverture en tôle, seulement celle d'un auvent (40 ans).2 C'est un outil pour régler les litiges entre bailleurs et locataires, pas une échéance de remplacement.

Prix d'une couverture : les postes de l'OFS par matériau

L'Office fédéral de la statistique (OFS) publie le prix de chaque poste d'une toiture, pas d'un toit entier. Ses prix sont hors TVA (8,1 % en plus) ; ce sont des moyennes de grandes régions, valables pour la quantité de référence de chaque ligne, et plus chers pour un petit chantier.34

OFS, prix unitaires moyens, relevé d'avril 2026 (publié le 18.6.2026), CHF hors TVA, pour la quantité de référence ; plus cher pour un petit chantier
Poste (quantité de référence)Région lémanique (VD, VS, GE)Espace Mittelland (BE, FR, SO, NE, JU)
Couverture en tuiles terre cuite à emboîtement (tuile Jura), pose alignée (350 m²)50,21 CHF/m²45,77 CHF/m²
Sous-couverture en lés synthétiques, 1 couche (350 m²)22,03 CHF/m²19,46 CHF/m²
Sous-couverture en plaques de fibre-ciment (350 m²)27,97 CHF/m²30,59 CHF/m²
Lattage pour tuiles terre cuite (350 m²)10,42 CHF/m²9,67 CHF/m²
Lattage pour ardoises de fibres-ciment (350 m²)15,25 CHF/m²14,78 CHF/m²
Couverture en tôle d'acier inoxydable à agrafer (agrafes de 25 mm de haut), pente de 3 à 25 degrés (30 m²)133,07 CHF/m²113,14 CHF/m²
Agrafage de bandes de tôle de cuivre (agrafes à l'équerre de 25 mm de haut), fixation comprise (60 m)19,33 CHF/m19,55 CHF/m
Étanchéité bitume-polymère, 2 couches (500 m²)33,93 CHF/m²22,54 CHF/m²
Étanchéité synthétique FPO 1,5 mm, 1 couche (500 m²)28,96 CHF/m²21,09 CHF/m²

Le relevé de l'OFS n'a pas de position pour la pose des ardoises, naturelles ou en fibrociment : seulement le lattage et la sous-couverture ci-dessus. Il ne contient aucune position en zinc-titane ; pour le cuivre, il ne chiffre que l'agrafage des bandes de tôle, au mètre, pas la couverture au m². La seule couverture métallique chiffrée au m² est la tôle d'acier inoxydable. La dépose de l'ancienne couverture et son évacuation n'ont pas de position dans ce relevé.3

Quelle couverture est la moins chère ? L'OFS ne chiffre ni la pose d'ardoises, ni le zinc-titane, ni la tuile béton, et il chiffre les tuiles et le toit plat pour des chantiers de taille différente (350 et 500 m²) : ses chiffres ne permettent pas de dire quelle couverture est la moins chère.3 Comparez des devis établis pour votre toit. Les prix de la charpente et de l'isolation sont sur notre page prix d'une toiture au m².

Pour le travail facturé à l'heure, l'annuaire 2026 de la Fédération des métiers du bâtiment de Genève donne, à titre indicatif et hors TVA, 110,07 CHF l'heure de couvreur (tarif 2023) et 127,29 CHF l'heure de charpentier (tarif 2024), transport et repas compris, matériaux en plus.5

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Changer de matériau ou de couleur : faut-il un permis ?

La loi fédérale pose le principe : « Aucune construction ou installation ne peut être créée ou transformée sans autorisation de l'autorité compétente » (LAT, art. 22 al. 1).6 Ce sont les cantons qui disent ce qui est dispensé. L'entretien ordinaire du toit est dispensé de permis à Fribourg, au Valais (sauf règle communale plus stricte), à Neuchâtel (sauf bâtiment recensé ou protégé), au Jura et dans le Jura bernois (s'il ne touche aucun élément déterminant).

Changer de matériau ou de couleur va plus loin qu'un entretien. Le texte cantonal le soumet expressément à autorisation au Valais (« l'apport de matériaux nouveaux lors de travaux de rénovation ») et au Jura (« modification de façades et de toitures, de couleurs, de matériaux ») ; dans le canton de Vaud, les revêtements extérieurs (« matériaux, couleurs utilisées ») sont soumis à l'autorisation de la municipalité, qui décide ; à Genève, modifier « même partiellement [...] la couleur » d'une construction est soumis à autorisation ; à Fribourg, la rénovation d'une toiture qui en modifie sensiblement l'aspect suit la procédure simplifiée. À Neuchâtel, le règlement admet la procédure simplifiée pour « le remplacement de la couverture du bâtiment avec ou sans rehaussement pour des besoins de ventilation sans modification des surfaces brutes de plancher utiles » ; il ne nomme pas le matériau. Dans le Jura bernois, les articles du décret sur la dispense (art. 6 et 7) ne nomment ni le matériau ni la couleur : l'entretien et la modification sont dispensés s'ils ne touchent aucun élément déterminant.78910111213

Le détail canton par canton, avec les conditions de chaque texte, est dans le tableau des permis de notre page rénovation de toiture. Ce résumé ne remplace pas l'avis de votre commune : demandez au service technique de la commune (à Genève, au département) avant de signer.

Toit en fibrociment (Eternit) : l'amiante avant les travaux

Les toitures en fibrociment amianté ont été interdites en 1991, un an après l'interdiction générale de l'amiante, et elles restent très présentes, rappelle la Suva. Le danger vient des fibres libérées quand on attaque le fibrociment mécaniquement, par exemple en le perçant ; compte tenu de l'âge de ces toitures, la Suva juge « généralement préférable de recommander au maître d'ouvrage de remplacer les toitures amiantées ».14 Elle précise aussi que les plaques ondulées ne sont pas résistantes à la rupture : l'entreprise doit prévoir une protection contre les chutes à travers les plaques.14

  • Partout en Suisse : en cas de soupçon d'amiante, l'entreprise doit identifier et évaluer les dangers avant le début des travaux (ordonnance sur les travaux de construction, OTConst, art. 3 al. 2), et les travaux qui libèrent beaucoup de fibres sont réservés aux entreprises de désamiantage reconnues (art. 82).15
  • Vaud : pour tous travaux sur un bâtiment antérieur à 1991, un diagnostic amiante par un diagnostiqueur reconnu est impératif ; pour des travaux soumis à autorisation, il est joint à la demande de permis (LATC, art. 103a).16
  • Genève : avant toute intervention sur un bâtiment construit avant 1991, un diagnostic amiante est exigé par la directive du canton (version de janvier 2021).17
  • Valais : en cas de travaux de démolition ou de transformation sur un immeuble construit avant 1991, la demande d'autorisation de construire est accompagnée d'« un diagnostic de présence de polluants dangereux pour l'environnement ou pour la santé au sens de l'ordonnance sur la limitation et l'élimination des déchets (OLED) pour la partie du bâtiment concernée par les travaux » (OC, art. 37 al. 1 let. d) ; le texte ne nomme pas l'amiante.7
  • Neuchâtel : en cas de travaux de démolition ou de transformation importante soumis à permis de construire sur un immeuble construit avant 1994, le requérant joint à sa demande, pour les parties du bâtiment concernées, un diagnostic de présence de l'amiante, de PCB, de peinture au plomb et d'autres substances polluantes liées à l'activité exercée antérieurement dans le bâtiment (RELConstr., art. 8a al. 1). Une transformation importante est en particulier « la modification ou le remplacement de parties portantes d'une construction, notamment des murs, des appuis, de la charpente ou du toit » (al. 3 let. a).12
  • Fribourg et Jura : nous n'avons pas trouvé de règle sur l'amiante dans la loi fribourgeoise sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATeC) ni dans son règlement d'exécution (ReLATeC, version qui entre en vigueur le 01.11.2026)25 ; nous n'avons pas encore relevé la règle jurassienne. La règle fédérale ci-dessus s'applique. Demandez au couvreur comment il traite l'amiante dans son devis.

Tuiles solaires et panneaux sur la couverture

Refaire la couverture est le moment de choisir entre des tuiles solaires et des panneaux posés dessus. La Confédération verse une rétribution unique pour une installation photovoltaïque. Pour une installation de moins de 30 kW mise en service depuis le 1.4.2025, elle est de 400 CHF par kW si l'installation est intégrée au toit (tuiles solaires) et de 360 CHF par kW si les panneaux sont ajoutés sur la couverture, sans contribution de base (ordonnance OEneR, annexe 2.1).18 Dans les zones à bâtir et agricoles, des installations solaires suffisamment adaptées aux toits ou, depuis le 1.1.2026, aux façades ne demandent pas de permis : elles doivent simplement être annoncées à l'autorité compétente (LAT, art. 18a al. 1). Sur des biens culturels ou dans des sites naturels d'importance cantonale ou nationale, elles sont toujours soumises à une autorisation de construire (al. 3), et le canton peut exiger une autorisation dans des zones à protéger qu'il définit (al. 2).6 Des panneaux ajoutent aussi une charge : selon la norme SIA 261, la neige qui pèse sur une installation solaire se compte par analogie avec celle du toit, et ses effets sur la structure porteuse doivent être pris en compte (ch. 5.1.7).27 Sur un toit isolé, le cours sur la directive SIA 232/1 indique que la lame d'air entre la sous-couverture et la couverture devrait mesurer au moins 60 mm, et qu'avec une installation photovoltaïque intégrée, on la majore de 15 mm par rapport aux exigences normatives (diapositive 74).26 Voir notre page panneaux solaires sur le toit. Au Valais, ce qu'impose la loi sur l'énergie quand on refait la couverture est expliqué sur notre page rénovation de toiture.

Isoler en refaisant la couverture : les aides

Refaire la couverture seule ne donne droit à aucune aide dans les programmes cantonaux que nous avons lus. L'isolation de la toiture est subventionnée (mesure M-01 du Programme Bâtiments) quand elle isole des pièces déjà chauffées ; Genève exclut les avant-toits et la dalle des combles, et Neuchâtel admet un toit sur combles froids sous conditions. Dans les cantons de Vaud, Genève, Fribourg et Neuchâtel : bâtiment dont le permis date d'avant 2000, valeur U de 0,20 au plus après travaux et améliorée d'au moins 0,07, demande déposée avant les travaux, CECB Plus exigé dès 10 000 CHF d'aide. À Genève, la demande doit être reçue au moins 14 jours avant les travaux, et dans le canton de Vaud, les travaux doivent attendre la décision d'octroi.19202122

Les montants et les conditions par canton sont sur notre page prix : aides à l'isolation de la toiture par canton. Pour l'isolation elle-même, voir notre page isolation de la toiture.

Choisir l'entreprise de couverture

Vérifiez que le couvreur est établi en Suisse avec un numéro IDE (registre IDE), exigez un devis écrit qui détaille postes, surfaces, échafaudage et évacuation, et ne versez pas d'acompte à quelqu'un qui démarche à la porte. Comparer deux ou trois devis donne une idée juste du prix. Pour un changement de couverture, le devis précise aussi le matériau, la sous-couverture et son degré de sollicitation, la dépose et l'évacuation de l'ancienne, et qui demande l'autorisation si elle est nécessaire. Demandez aussi qui fait quoi. Si le contrat cite les conditions générales SIA 118/232, qui ne sont pas une loi, le cours sur la directive SIA 232/1 en rappelle notamment ces obligations : le maître de l'ouvrage fait vérifier la sécurité structurale de la structure porteuse et fait établir un programme de nettoyage et d'entretien ; l'entreprise contrôle le support avant de poser, remet les indications nécessaires à la surveillance et à l'entretien de l'ouvrage, et nettoie l'ouvrage avant la réception (diapositives 27 et 28).26

Nous ne transmettons pas de demande à une entreprise établie hors de Suisse et nous contrôlons le numéro IDE quand il est saisi (nos règles).

Une toiture est un ouvrage immobilier : vous disposez de 60 jours pour signaler un défaut à l'entrepreneur, dès la livraison, ou dès sa découverte pour un défaut qui ne pouvait pas être vu à la réception (Code des obligations, art. 367 al. 1bis et 370 al. 4, en vigueur depuis le 1er janvier 2026). Vos droits se prescrivent par cinq ans dès la réception de l'ouvrage (art. 371 al. 2).23 La « garantie décennale » est une règle du droit français : elle ne s'applique pas en Suisse.

Toutes les pages sur la couverture

Comment fonctionne votre demande

  1. Vous décrivez votre chantier : les travaux, la couverture actuelle, la surface si vous la connaissez, votre délai.
  2. Jusqu'à 3 couvreurs intéressés se proposent pour votre demande.
  3. Vous choisissez : seuls ceux que vous acceptez reçoivent vos coordonnées et vous contactent pour établir leur devis.

La demande est gratuite et sans engagement pour vous. Ce sont les entreprises qui paient la mise en relation. Nous ne sommes pas couvreurs. Aucun délai d'intervention n'est promis.

Questions fréquentes sur la couverture de toiture

Quels sont les différents types de couverture de toit ?

Les tuiles, en terre cuite ou en béton ; l'ardoise, naturelle ou en fibrociment ; le métal (zinc, cuivre, inox, tôle) ; les plaques ondulées en fibrociment ; le toit plat en lés bitumineux ou en membrane synthétique. Le choix dépend aussi de la pente du toit, mesurée sur les chevrons, de l'altitude et de l'aspect admis par la commune : le fabricant donne la pente minimale de son produit, le couvreur vérifie qu'elle est respectée.

Quelle est la couverture de toit la moins chère ?

Les chiffres officiels ne permettent pas de la désigner : l'OFS chiffre les matériaux pour des quantités différentes (350 m² pour les tuiles, 30 m² pour l'inox, 500 m² pour le toit plat) et ne chiffre ni la pose d'ardoises, ni le zinc-titane, ni la tuile béton. Pour les tuiles Jura, il donne 50,21 CHF/m² hors TVA en Région lémanique, pour un chantier de 350 m². Comparez des devis établis pour votre toit.

Quelle est la différence entre toiture et couverture ?

La toiture désigne tout le toit : la charpente, l'isolation éventuelle et la couverture. La couverture en est la partie extérieure, qui protège de la pluie et de la neige ; elle ne participe pas à la stabilité du bâtiment.

Faut-il un permis pour changer la couverture de son toit ?

Cela dépend du canton. L'entretien ordinaire est dispensé à Fribourg, au Valais, à Neuchâtel, au Jura et dans le Jura bernois, avec des réserves. Changer de matériau ou de couleur est soumis à autorisation au Valais et au Jura, et dans le canton de Vaud pour les revêtements extérieurs, sous réserve de la décision de la municipalité ; à Fribourg, si l'aspect change sensiblement ; à Genève, la loi ne prévoit pas de dispense. À Neuchâtel, le remplacement de la couverture, sans modification des surfaces de plancher, peut suivre la procédure simplifiée. Demandez à votre commune avant de signer.

Quel est le prix pour refaire une toiture de 100 m² ?

L'OFS ne publie pas de prix d'un toit entier et nous ne calculons pas de total. Ses prix au m² (par exemple 50,21 CHF/m² hors TVA pour la pose de tuiles Jura en Région lémanique) valent pour un chantier de 350 m² : à 100 m², ils seront plus élevés. La dépose, l'échafaudage et la ferblanterie s'ajoutent. Voir notre page prix d'une toiture au m².

Y a-t-il des aides pour refaire sa couverture ?

Pas pour la couverture seule. L'isolation de la toiture est subventionnée, quand elle isole des pièces déjà chauffées : de 40 à 140 CHF/m² selon le canton (Vaud, Genève, Fribourg, Neuchâtel), aux conditions du canton, notamment un bâtiment autorisé avant 2000, une valeur U maximale à atteindre après travaux et une demande déposée avant les travaux.

Quel est le prix à l'heure d'un couvreur ?

À Genève, l'annuaire 2026 de la FMB donne, à titre indicatif et hors TVA, 110,07 CHF l'heure de couvreur (tarif 2023) et 127,29 CHF l'heure de charpentier (tarif 2024). Pour les autres cantons, nous n'avons pas de tarif publié à vous donner. Le relevé de l'OFS d'avril 2026 ne contient pas d'heure de régie pour ces métiers.

La sous-toiture est-elle obligatoire ?

Sur un toit isolé, oui, selon un cours de 2024 sur la directive d'application de la norme SIA 232/1 (Blaise Sarrasin, EDCO) : ce cours juge nécessaire une sous-couverture qui recouvre la structure porteuse et l'isolation. Son degré, de la sous-couverture posée à recouvrement jusqu'à l'étanchéité spéciale, dépend de l'altitude de référence, du climat local, de la pente, du matériau de couverture et de la longueur du pan. La norme SIA 232/1, citée par ce cours, demande une sous-couverture étanche, pour sollicitations extraordinaires, notamment au-dessus d'une altitude de référence de 800 m, qui n'est pas l'altitude de la commune. Pour un toit non isolé, demandez au couvreur. Ce n'est pas une loi : c'est une règle de l'art, qui s'applique aussi quand le contrat cite la norme.

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Indiquez la couverture actuelle, celle que vous souhaitez et la surface du toit : jusqu'à 3 couvreurs se proposent, et seuls ceux que vous acceptez vous contactent.

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Sources

  1. Wikipédia, couverture (construction), page modifiée le 19.06.2026, consultée le 20.10.2026
  2. FRI et ASLOCA, tableau paritaire des amortissements, en vigueur depuis le 1.3.2007
  3. Office fédéral de la statistique, prix unitaires moyens en Suisse et dans les grandes régions, relevé d'avril 2026, publié le 18.6.2026
  4. Office fédéral de la statistique, la statistique suisse des prix de la construction, bases méthodologiques, 2022 (prix relevés hors TVA)
  5. Fédération des métiers du bâtiment (FMB), Genève, annuaire 2026, prix de l'heure pour travaux en régie, p. 107 et 111
  6. Loi sur l'aménagement du territoire (LAT, RS 700), art. 18a et 22, état au 1.7.2026
  7. Ordonnance valaisanne sur les constructions (OC, RS/VS 705.100), art. 18, 19 et 37, en vigueur depuis le 1.1.2026
  8. Décret jurassien concernant le permis de construire (DPC, RSJU 701.51), art. 5 et 6, version du 1.7.2026
  9. Règlement vaudois d'application de la loi sur l'aménagement du territoire et les constructions (RLATC, BLV 700.11.1), art. 68 et 68a, version en vigueur dès le 1.1.2026
  10. Loi genevoise sur les constructions et les installations diverses (LCI, rsGE L 5 05), art. 1 et 3, dernières modifications au 22.10.2025
  11. Règlement fribourgeois d'exécution de la loi sur l'aménagement du territoire et les constructions (ReLATeC, RSF 710.11), art. 84, 85 et 87, version en vigueur depuis le 1.11.2026 ; art. 84 al. 1 let. b, 85 al. 1 let. b et 87 al. 1 let. a inchangés dans la version du 1.11.2026
  12. Règlement neuchâtelois d'exécution de la loi sur les constructions (RELConstr., RSN 720.1), art. 4a, 4b, 4c, 4f et 8a, état au 1.6.2026
  13. Décret bernois concernant la procédure d'octroi du permis de construire (DPC, RSB 725.1), art. 6 et 7, en vigueur depuis le 1.4.2023
  14. Suva, installations sur toitures en fibrociment amianté, fiche 33068, édition du 01.06.2022
  15. Suva, amiante : base légale et protection des travailleurs (OTConst, art. 3 et 82)
  16. État de Vaud, amiante : architectes et mandataires
  17. État de Genève, directive SABRA, diagnostic amiante avant travaux, version 2, janvier 2021
  18. Ordonnance sur l'encouragement de la production d'électricité (OEneR, RS 730.03), annexe 2.1, état au 1.7.2026
  19. État de Vaud, Programme Bâtiments 2026, montants et conditions, janvier 2026, v1.1
  20. État de Genève, OCEN, conditions de subventionnement applicables dès le 1er février 2026
  21. État de Fribourg, Service de l'énergie, isolation thermique, page modifiée le 17.3.2025, consultée le 20.10.2026
  22. République et canton de Neuchâtel, conditions générales du Programme Bâtiments 2026, état au 1.9.2026
  23. Code des obligations (RS 220), art. 367, 370 et 371, état au 1.10.2026
  24. Lignum, Économie suisse du bois, métiers du bois : charpente, page non datée, consultée le 21.10.2026
  25. Loi fribourgeoise sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATeC, RSF 710.1), version en vigueur depuis le 01.10.2026, et son règlement d'exécution (ReLATeC, RSF 710.11), version en vigueur dès le 01.11.2026, relus le 21.10.2026
  26. Blaise Sarrasin (EDCO), cours « Directive concernant la norme SIA 232/1, toitures inclinées », 1re partie, 2024 (diapositives 9, 27, 28, 33, 63 à 65, 67, 69 et 74), consulté le 08.11.2026
  27. SIA 261:2020 « Actions sur les structures porteuses » (SN 505261:2020), ch. 5.1.2, 5.1.4, 5.1.7, 5.2.2, 5.2.6 et 5.3.3, et annexe D, consultée le 08.11.2026
  28. SIA 271:2021 « Étanchéité des bâtiments », ch. 0.1.3 et 2.8.1.1, consultée le 08.11.2026

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